lundi 16 juin 2008

Snif

Le pianiste de jazz Esbjorn Svensson du trio EST (pour Esbjorn Svensson Trio, quelle imagination ils ont ces musiciens) vient de mourir d'un accident de plongée.

Quelle idée d'aller plonger sous l'eau, d'avoir un accident mortel et ainsi priver la terre entière d'une super musique...

En plus, le temps de merde continue.
Fait vraiment pas bon mettre le nez d'un scientifique dehors...

PS: allez voir pour un peu de musique.

jeudi 12 juin 2008

Le visuel, c'est vachement important...

Pour cause de soutenance de stage en début de semaine prochaine, l'activité de ce blog va décroitre radicalement ces prochains jours, surtout que je pars en vacances tout de suite après...

Donc pour vous faire patienter, je vous suggère la consultation de ce blog hébergé par un journal de Boston. Ce blog propose une collection de très belles photos rassemblées autour d'un même événement.
Les photos sont très belles, très réussies, ça détend un peu l'œil et l'esprit. Bref, ça vaut vraiment le coup...

Le blog dont je parle est ici.

mercredi 11 juin 2008

Calme, cool, zen, lexomil

Je suis calme, je suis zen, je suis détendu.

Rien ne peut m'attendre, rien ne peut me décevoir, rien ne peut m'énerver.

Je suis un maître zen 7ième dan. À coté de moi, le Dalaï-lama est un petit yorkshire surexcité accro à la cocaïne et qui vient de boire trois litres de café.

Je suis calme, je suis zen, je suis détendu.

Rien ne pourrait m'énerver, rien en ce monde terrestre. Pas même Bill Gates et sa suite bureautique qui donnerait des envies de meurtres à un moine bouddhiste. Pas même la hausse du pétrole et l'absence de cerises dans mon jardin cette année. Pas même le temps qui rendrait dépressif et suicidaire Monsieur Joyeux. Pas même la politique, pas même une grève des TCL.

Je suis, calme, je suis zen, je suis détendu.

...

C'était moi avant. Un jour, j'ai décidé de faire un master de biologie moléculaire à Lyon. Tout allait bien jusqu'au jour où il a fallu préparer une soutenance orale d'un stage d'un an...

Et là, mes nerfs ont lâché.

Je suis devenu un monstre. Hulk, mais en dix fois plus grand, plus fort et plus énervé. Un jour, j'ai tapé très fort sur le sol avec mon pied. Les chinois l'ont senti passé.



Engagez-vous, engagez-vous qu'y disaient...

mardi 10 juin 2008

Se battre pour pas grand chose

Le Combat Ordinaire de Manu Larcenet est une BD formidable.

Le quatrième et dernier volet de cette série est paru il y a quelques temps déjà, mais que voulez-vous, on n'a pas toujours le temps de laisser du temps au temps, et, de fil en aiguille, on se retrouve à coudre un message sur du tissu qui dit arrête de divaguer et que voilà z'y pas que je l'ai perdu le fil et que zut de zut de quoi je causais, ah oui de la BD...

Manu Larcenet, stakhanoviste du crayon est l'auteur (entre autres) avec un autre gars du Retour à la Terre, petite série humoristique relativement autobiographique sur un couple qui habite la campagne et dont lui est dessinateur.
On retrouve dans Le Combat Ordinaire la même veine autobiographique, en un peu plus distant. Le personnage principale ressemble toujours à Manu Larcenet, mais s'appelle Marco et est photographe.
Le ton est résolument sérieux. Les personnages traversent la vie, les épreuves, le deuil, le bonheur comme n'importe qui. Au final, tout est très juste, très fin, sans fard. Manu Larcenet en s'interrogeant sur sa vie s'interroge sur nos vies. On peut très facilement se retrouver dans Marco, personnage un peu paumé au début de la série qui trouve les ressources pour traverser la vie et essayer d'en profiter, même si rien n'est jamais tout rose pour personne.

Une très bonne BD. Je prend un très grand plaisir à la lire et la relire de temps de temps. Je vous en recommande chaudement la lecture, amis bloggeurs.

lundi 9 juin 2008

La crème des crèmes des crèmes des crèmes.

La loi de la jungle.
C'est comme ça que beaucoup de gens se représentent l'évolution et comment elle fonctionne. La loi de la jungle dit donc que seuls les individus les plus forts, les plus beaux, les plus intelligents peuvent survivre dans une nature hostile, dure, ignoble.

Si je puis me faire mettre (pardon, permettre), cette vision est une belle connerie, fausse, archi-fausse, basée sur une visions archaïque de l'évolution.

Il y a 150 ans, Darwin avait révolutionné la biologie et la vision du monde du vivant en déterminant que la sélection naturelle était la force qui gouvernait aux modifications des espèces, la sélection naturelle modelait les organisme pour qu'ils deviennent plus adaptés à leurs milieux.
Dès lors, la sélection naturelle est devenue aux yeux de beaucoup la force principale de l'évolution, les espèces devaient êtres de plus en plus évoluées au cours du temps, de plus en plus adaptés au milieu (aux bords aussi, ya pas de raison). Au final, cette vision de la loi de la jungle est devenue prépondérante. Puisque la vie est très dure, seuls les meilleurs doivent survivre.
La sélection naturelle modifierait elle-même les espèces. Puisque les oiseaux ont besoin de voler, la sélection leur donne des ailes. Puisque les hommes ont besoin de penser, la sélection naturelle leur donne un cerveau (mais pas le mode d'emploi qui va avec).

Quand on regarde le vivant, la loi de la jungle a un peu de plomb dans l'aile. Car si l'on admet que seuls les individus les plus beaux, forts, etc, survivent et transmettent leur gènes, on devrait voir une certaine conformité dans les formes vivantes, un type idéal, unique par milieu. Comment expliquer alors l'incroyable diversité au sein du monde vivant, diversité de forme, de taille, de mode de vie, de reproduction ? Comment expliquer que dans certains milieux très hostiles, on puisse voir des formes de vies qui sont toutes plus différentes les unes que les autres ?

L'évolution neutre permet de replacer la sélection naturelle à sa juste place et de mieux comprendre cette diversité.
Les changements qui se passent dans un génomes sont indépendants de la sélection naturelle : les mutations se produisent au hasard. La sélection n'est là que pour dire si ça marche ou pas. Et si ça marche, il n'y a pas de raison pour que la mutation soit éliminée de la population.
En gros, tant que ça marche, ça marche, ça court, ça vole, ça nage, ça pousse, etc...
C'est ça qui permet d'expliquer comment peut-on observer tant de diversité dans le monde du vivant.

Puisque tant que ça marche, etc... (ensemble,) tout devient possible.